Ouagadougou: les questions-réponses entre Macron et les étudiants ont tourné au chaos

28 novembre 2017

En acceptant de prendre toutes les questions, le président français a eu beaucoup de mal à rétablir le calme.

"Les étudiants français sont paradoxaux. Mais vous, vous êtes des étudiants super paradoxaux!" Débordé par les questions des étudiants burkinabés à l'issue de son discours à Ouagadougou, Emmanuel Macron a eu toutes les peines du monde à rétablir le calme au sein de l'amphithéâtre de l'université. Tantôt survolté, tantôt hagard, hilare puis un brin décontenancé, le président de la République a fait ce qu'il a pu pour répondre aux questions techniques et souvent très politiques de ses interlocuteurs.

Emmanuel Macron ne peut s'en prendre qu'à lui-même puisque c'est lui qui a décidé de ne pas se contenter des quatre questions prévues par les organisateurs et de répondre à quiconque voulait l'interroger. S'en est suivie une véritable cohue que le chef de l'Etat a tenté de canaliser en distribuant la parole à la volée.

Bousculé sur la forme, Emmanuel Macron l'a également été sur le fond. Une première étudiante a notamment accusé la France de "'l'élimination jalouse de Kadhafi" tout en reprochant à Paris d'envoyer d'avantages de soldats que d'étudiants au Burkina Faso.

"Imaginez que vous êtes une jeune femme qui vit à Angoulême. Elle n'a jamais vu Ouagadougou, elle n'en a peut-être même pas entendu parler. Elle a son jeune frère qui se bat dans les troupes françaises et qui est peut-être mort ces derniers mois pour vous sauver. Et vous vous la remerciez en me disant ça?", lui a répondu sèchement le président français. "Vous ne devez qu'une chose pour les soldats français: les applaudir!", a-t-il conclu sous les applaudissements.

"Il faut rompre avec cette habitude de reprocher toujours à la France ce qui se passe mal ici", a insisté Emmanuel Macron en refusant de répondre "aux revendications un brin haineuses".

Source : HUFFPOST

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